Retour à la page d'accueil les survivants

Mot cherché :

Navigation directe :

  Le mouvement SurviNEWS Documentation Magazine
L'être humain, à partir de quand ?

Faîtes nous part de vos réactions

Documentation


   Loi Française - Législation sur l'avortement
   Témoignages
   Loi Veil - texte intégral
   Les risques de l'avortement
   L'Interruption Médicale de Grossesse (IMG)
  L'être humain à partir de quand ?
   La pilule du lendemain
   Cadre juridique français de l'IVG
   L'IVG en chiffres

PLAN
Rappels sur la fécondation
Un embryon rigoureusement unique
Un embryon autonome
Unicité de nature, de l’embryon à l’enfant né



Rappels sur la fécondation :

Il faut se souvenir que la fécondation est la fusion de deux cellules haploïdes (c’est à dire qui ne contiennent chacune que 23 chromosomes au lieu de 46) que l’on appelle " gamètes " : l’ovule, qui provient de la mère, et le spermatozoïde, qui provient du père.

Un gamète seul n’a aucun devenir : il meurt inexorablement.

Dès l’instant de la fécondation, la cellule ainsi formée que l’on appelle " zygote ", contient dans ses 46 chromosomes la totalité de l’information génétique nécessaire et suffisante de l’enfant qui naîtra 9 mois plus tard. En étudiant ses chromosomes, on peut de nos jours apprendre beaucoup de chose sur cet individu : en particulier on peut rechercher certaines maladies qu’il est susceptible de développer plus tard. Il est possible qu’un jour on arrive même à prédire la couleur de ses yeux, sa taille, la forme de son nez ou pourquoi pas son aptitude pour le sport !

Un embryon rigoureusement unique :

Il est intéressant de noter que, si son matériel génétique provient pour 50% de sa mère et 50% de son père, il est faux de penser qu’il est un simple mélange à part égale de ses parents. Les lois de la génétique et de la biologie moléculaire font qu’en effet, grâce à des recombinaisons de son ADN qui compose les chromosomes, il possède des caractéristiques qui lui sont propres, qui n’existaient chez aucun de ses géniteurs, et que la probabilité que 2 individus soient identiques est tellement incroyablement faible qu’en statistique on dit que le risque est nul.

Ainsi, grâce à des colorations spéciales sur les chromosomes, on peut établir une carte d’identité génétique qui permet de reconnaître avec certitude un individu à partir d’une seule cellule, prélevée par exemple sur un poil (cette méthode est utilisée en recherche criminelle). Tous les individus d’une espèce ont des cartes d’identité génétique composées sur le même modèle (on peut donc affirmer l’appartenance par exemple à la race humaine), mais différentes les unes des autres.

Un embryon autonome :

Mais reprenons l’histoire de cette première cellule. On dit qu’elle est totipotente (" toti " pour " tout ", et " potente " pour " potentialité "), c’est à dire qu’à partir d’elle seule vont apparaître les lignées cellulaires qui formeront l’ensemble de l’organisme humain.

Cette première cellule n’a que quelques heures lorsqu’elle commence à se diviser pour la première fois. On l’appelle alors blastocyste, et celui-ci va se diviser ensuite toutes les 15 heures environ. Il y a donc 2, puis 4, puis 8 cellules, toutes identiques, (on dit indifférenciées), et contenant chacune la totalité de l’information génétique comme plus tard d’ailleurs toutes les cellules de l’organisme

En même temps, l’œuf se déplace dans la trompe utérine en glissant sur des millions de cils qui recouvrent l’intérieur des trompes et battent dans la même direction, du pavillon où la fécondation a eu lieu, jusqu’au corps de l’utérus dans lequel il pénètre au 4° jour environ.

Jusqu’ici, la mère ne s’est rendue compte de rien. Elle n’a pas encore de retard de règles, elle les attend dans une dizaine de jours. Pourtant, tout un processus hormonal s’est déclenché de façon à permettre la croissance de ce petit individu.

L’expérience des bébés-éprouvettes est passionnante, puisqu’elle a permis de démontrer qu’un embryon dès l’instant de la fécondation était autonome et indépendant de sa mère : effectivement, non seulement la fécondation peut être réalisée in vitro dans un éprouvette, mais encore on peut ensuite réimplanter l’embryon dans un utérus différent de la mère et le bébé grandit !

Unicité de nature, de l’embryon à l’enfant né :

De la première cellule au vieillard, il n’y a que des différences de stades de développement. Il n’y a pas de différence de nature. Ainsi, l’embryon au stade de zygote évolue invariablement vers le développement d’un enfant s’il ne meurt pas (soit par une agression extérieure, soit parce qu’il est atteint d’une anomalie mortelle), et inversement tout être humain a été à son origine un zygote composé d’une seule cellule.

Au fur et à mesure des divisions cellulaires, certains groupes de cellules se différencient, c’est à dire qu’elles acquièrent des caractéristiques d’abord frustres, puis de plus en plus fines, jusqu’à des fonctions très spécialisées.

Ainsi il y a rapidement 2 groupes cellulaires différents : l’embryon proprement dit, et les annexes (placenta, cordon, membrane de l’œuf) ; puis au sein de l’embryon, 3 groupes pour le système nerveux et la peau, le système digestif, et le squelette, les vaisseaux et les muscles. Plus tard, ce sont plusieurs milliers de groupes cellulaires différents qui font fonctionner un organisme humain.

Mais dès la première seconde, c'est bien d'un minuscule être humain qu'il s'agit, autonome et distinct de sa mère, le même qui hantera les boîtes de nuit 18 ans plus tard !

" L’embryon ne peut être réduit, quelle que soit son évolution, à un simple matériau. Il n’y a pas de comparaison possible entre l’embryon humain et celui d’une autre espèce. Entré dès sa conception dans une histoire collective et singulière, l’embryon de nature humaine appartient à notre humanité. Il y va du respect de la personne humaine indépendamment de la qualité propre de cet embryon. "

Déclaration du Conseil National de l’Ordre des Médecins, 21 octobre 1994

Accueil > Documentation > L'être humain à partir de quand ?
SurviFORUM