Retour à la page d'accueil les survivants

Mot cherché :

Navigation directe :

  Le mouvement SurviNEWS Documentation Magazine
FAQ

Faîtes nous part de vos réactions

Le mouvement


   Nos principes
   Le syndrome du survivant
   Les Nuits des Survivants
   le SurviForum
  FAQ
   La WEBTEAM Survivants.com

Cette FAQ ("Frequently Asked Questions" ou "Foire Aux Questions") recense les questions que l'on nous pose le plus souvent. Elle devrait répondre à la plupart des questions que vous vous posiez sur le mouvement des Survivants, mais si certaines d'entre-elles restent sans réponse, n'hésitez pas à les poser dans le SurviFORUM ou à les envoyer à reactions@survivants.com

SOMMAIRE

LE MOUVEMENT DES SURVIVANTS
1. Pourquoi s'appeler « les survivants »?
2. Qui sont les Survivants ?
3. Qui dirige les Survivants ?
4. Qui finance les Survivants ?
5. Vous définissez vous comme un mouvement pro-vie ?
6. Quels sont vos liens avec les autres mouvements pro-vie ? avec les milieux politiques ?
7. Quels sont vos modes d'action ?

L'AVORTEMENT
8. Et la liberté de la femme ?
9. Ne doit-on pas respecter le libre-arbitre de chacun en laissant la possibilité du choix de garder le bébé ou d'avorter ?
10. Et si l'on supprimait la loi Veil demain, vous seriez contents ?

LE SYNDROME DU SURVIVANT
11. Pourquoi le syndrome du survivant est-il encore si méconnu ?



1. Pourquoi s'appeler « les survivants »?

Le nom « Survivant » vient du syndrome du survivant d’avortement étudié par les psychiatres Philip G. Ney et Marie A. Peeters.
Il caractérise l’ensemble des personnes ayant survécu à un avortement (les survivants réels) et les personnes proches (frères, sœurs, copains) qui se posent la question : « Mon frère, ma sœur, qui étaient aussi valables que moi, sont morts. Pourquoi suis-je en vie ? ».
S’appeler « les Survivants », c’est donc dénoncer les souffrances liées à la survivance d’avortement.

2. Qui sont les Survivants ?

Nous sommes des jeunes nés après 1975 de tous horizons. Si le mouvement est apolitique, non confessionnel… bref, neutre, cela ne veut pas dire qu’il n’y ait pas de chrétiens, de juifs, de musulmans, des personnes de gauche ou de droite, cela signifie que ce qui nous motive, c’est la révolte face aux souffrances liées à l’avortement, et cette révolte n’a pas de frontière.
Il n’y a pas de « moule » survivant, même si le fait de témoigner des souffrances liées à l’avortement pour certains, ou de se faire les porte-paroles de cette souffrance pour d’autres, créée une communauté solidaire, voire une tribu comme l’a suggéré l’invitation faite aux Survivants par Christophe Dechavanne pour son émission sur les tribus (Ciel mon mardi).

3. Qui dirige les Survivants ?

Il n’y a pas de « gourou » chez nous. Le mouvement est un réseau constitué par le bouche-à-oreille et par le site www.survivants.com, avec une concertation entre les principales grandes villes de France (Paris, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Rennes, Brest, Clermont Ferrand, Angers, Nantes, Orléans …)

4. Qui finance les Survivants ?

Le mouvement des Survivants est financé par des actions de proximité : ventes de vin chaud (par exemple le 8 décembre 2000 à Lyon), de chocolat chaud, et vente du journal Le Survivant.

5. Vous définissez vous comme un mouvement pro-vie ?

Oui, car nous pensons que chacun d’entre-nous a droit à sa place au soleil, et nous voulons donner toutes leurs chances aux femmes de pouvoir garder leur enfant.

6. Quels sont vos liens avec les autres mouvements pro-vie ? avec les milieux politiques ?

Nous n’avons pas de lien avec les autres mouvements pro-vie, ni avec les partis politiques ou les milieux religieux. Chacun est libre de nous rejoindre tant qu’il adhère à nos principes. Nous sommes très attachés à cette indépendance car nous ne voulons pas être des « pantins », même si cette indépendance nous coûte cher (nous n’avons pas de soutien financier).

7. Quels sont vos modes d'action ?

Notre mode d’action, c’est la sensibilisation de la presse et de l’opinion publique, par des actions de rues joyeuses et non violentes. Ouvrez les yeux et les oreilles… et vous entendrez nécessairement parler de nous que ce soit à la télé, à la radio, dans les journaux, sur le net ou tout simplement dans la rue.

8. Et la liberté de la femme ?

Nous défendons la liberté des femmes comme la plupart des gens nous l’espérons, mais l’avortement ne rend pas libre, bien au contraire, car la souffrance est une prison dont on peut difficilement s’échapper. « Liberté de la femme » ne peut pas signifier « souffrance de la femme, de l’enfant et du père ». En effet, la liberté de la femme mais aussi celle du père et celle du couple, résident dans leur capacité à agir de manière responsable. D’ailleurs, il y a d’autres enjeux aussi décisifs dans la nécessité d’avoir une sexualité responsable comme celui d’enrayer la propagation du SIDA (et autres MST) par exemple.

9. Ne doit-on pas respecter le libre-arbitre de chacun en laissant la possibilité du choix de garder le bébé ou d'avorter ?

Tout d’abord, il est nécessaire de rappeler que nous sommes tous contraints par la loi à ne pas empêcher une femme d’avorter si elle en a fait le choix pendant les délais autorisés. Mais pour qu’il y ait véritablement un choix, il est de notre devoir d’informer tout le monde des souffrances qu’engendre l’avortement. Effectivement, il n’y a pas aujourd’hui de vrai choix : dans notre société, il est beaucoup plus facile d’avorter que de garder son bébé.

Cependant, notre devoir ne s’arrête pas là : même s’il est illégal d’empêcher un avortement, il est fondamental que dans une démocratie nous puissions contester cette loi tout en la respectant. Respecter le libre-arbitre de chacun est primordial, car il n'appartient qu'à la loi de dicter aux autres ce qui est interdit et ce qui ne l'est pas, mais la loi, c'est à nous de la déterminer, et justement, nous ne pouvons pas rester insensibles à toutes les souffrances provoquées par l’avortement contre la mère, le père, l’enfant et tout l’entourage.

Pour la comparaison, si quelqu’un se suicide sous nos yeux, ce n’est pas porter atteinte à sa liberté que de l’aider à reprendre goût à la vie (alors qu’il avait décidé d’y mettre fin), bien au contraire, c’est l’aider à se libérer de sa souffrance. Il en est de même pour l'avortement. La liberté ne doit donc pas être le prétexte pour exercer une « toute-puissance » au mépris de soi et des autres, elle doit exprimer avant tout la responsabilité de chacun à l’égard de soi et de l’autre, et quand l’enfant est déjà là, agir de manière responsable, c’est d'abord accepter ... que cet enfant soit déjà là !

10. Et si l'on supprimait la loi Veil demain, vous seriez contents ?

Non, si l’on supprimait brutalement la loi Veil, nous ne pourrions pas être satisfaits parce qu’il faudrait d’abord résoudre les problèmes auxquels la société était déjà confrontée en 1975. On ne veut pas un retour des « avorteuses » et des femmes qui meurent par des avortements clandestins pratiqués dans des conditions horribles. La suppression de loi Veil nous la voulons, mais il faut d’abord un profond changement dans la société. Ce changement doit être une prise de conscience de la réalité de l’avortement et des souffrances qu’il engendre et une réponse humaine à la détresse des femmes. A ce moment-là, la loi Veil tombera d’elle-même en désuétude. Trouvons d’abord les vraies solutions, et supprimons ensuite les mauvaises qui, en attendant, ne sont qu’un triste compromis.

11. Pourquoi le syndrome du survivant est-il encore si méconnu ?

L’avortement est plus que jamais un sujet tabou, et déchaîne souvent les passions. Pourquoi ? Parce qu’il nous touche de manière très intime, et parce que quasiment tout le monde a été confronté, à un moment ou à un autre, à l’avortement, que ce soit de manière personnelle ou par la famille, les amis ou les camarades de classe. Dans ces conditions, il est bien souvent difficile d’en parler, et le syndrome du survivant à l’avortement fait partie de ce tabou. C’est très dur de crier haut et fort sa souffrance, d’autant plus que beaucoup de personnes souffrant des conséquences d’un avortement ne savent même pas d’où vient leur mal-être. Cela ne signifie pas que toutes les personnes manifestant les symptômes d’un syndrome de survivance aient souffert d’un avortement, mais malheureusement ce syndrome touche beaucoup de gens et n’est pas assez connu. C’est bien pour cela que nous voulons sensibiliser l’opinion publique sur le sujet, pour changer le réflexe des filles et des femmes face à l’avortement, et amorcer une réflexion de fond sur un problème que l’on peut résoudre, à partir du moment où l’on refuse la politique de l’autruche.

Retour au sommaire

Accueil > Le mouvement > FAQ
SurviFORUM