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   L'IVG en chiffres
Les témoignages suivants sont issus du forum des Survivants, où leurs auteurs ont pu s'exprimer librement.
Les textes n'ont été ni modifiés ni retouchés.

PLAN :

Témoignage d'Alice
Témoignage d'Anissa
Témoignage de Carine
Témoignage de Sandy
Témoignage d'Emile
Témoignage anonyme sur l'IMG
Témoignage de Ninon
Témoignage d'Agnès
Témoignage de Karine
Témoignage d'Anne
Témoignage de Magaly
Témoignage de Nicolas

Témoignage n°1

Auteur: Alice
Date: 06/09/2002 19:49

"Je souhaite discuter avec des personnes ayant connu ou connaissant une situation proche de la mienne mais par pitié ne me jugez pas pour mes actes, je vis suffisamment mal avec ma conscience...
Voilà mon histoire :

Je suis tombée enceinte volontairement d'un homme que je pensais aimer( je ne sais plus ou j'en suis maintenant). Il voulais un enfant et connaissait les risques lorsque j'ai arrêtée la pilule.
Une fois enceinte, je rayonnais mais mon copain a commencé à déconner, il paniquait et j'ai découvert des pb psychologiques que je ne lui connaissais pas. Une semaine après l'annonce de ma grossesse, il a menacé de se suicider pour diverses raisons.
Et c'est là que j'ai commencé à paniquer. Je suis jeune et je commençais ma vie professionnelle depuis quelques mois seulement et je savais que je ne pouvais pas compter sur mes parents.

Le temps de réfléchir à tout ça, j'ai passé ma première échographie chez le gynéco et là, elle m'a appris que j'étais enceinte (ça c'était plus que sûr...) mais de... vrais jumeaux...Grossesse gémellaire monozygote comme elle disait...
Moi qui ai toujours voulu avoir des enfants c'était à la fois un rêve magnifique et un cauchemar : Comment arriver à élever deux enfants, p-e seule, sans appuies?
Je voulais en discuter, trouver une épaule à qui me confier : j'en ai parlé à quelques proches amis qui m'ont tous recommandés d'avorter. Ils n'ont pas pris de gants et étaient blessant.
Même ma grand-mère qui est comme mon reperd maternel pour moi...(ma mère ayant tiré un trait sur moi depuis que j'ai arrêté la fac et les maths pour faire un BTS de commerce il y a quelques années...
Elle est prof de maths et rien d'autre n'existe pour elle, elle m'a rayé de sa vie depuis ça et j'ai peu de nouvelles).
Certaines choses qui m'ont été dite à cette époque m'ont choquées énormément et à vie certainement.

Mais comment élever des jumeaux, seul ou avec un père complètement dépressif, à 21 ans commençant à peine dans la vie professionnelle?

J'ai fini par céder à toutes ces pressions, je m'étais résignée... je ne faisais plus que pleurer et attendre la date fatidique que m'avait donnée le médecin de l'hôpital.
Rien ne m'a semblé plus long que cette semaine là et je changeais de décision tous les jours si ce n'est toutes les heures...
J'avais l'impression que le destin s'était encore acharné : un enfant, j'aurais pu l'élever et je crois que j'aurais craquée, je ne serais pas allée au RDV à l'hôpital...mais deux enfants...!?
Finalement je suis allée à l'hôpital et depuis ma vie n'a plus aucun sens. Je regrette... Je regrette amèrement à chaques seconde mais comment aurais-je pu faire autrement?
Au médecin que j'ai rencontré avant l'intervention, je lui ai dit que ces enfants étaient le fruit d'un "problème de contraception", comme ils disent. J'ai pas osé lui raconter la vérité.
Mais c'est ce qu'il m'a répondu qui m'a le plus marqué : il m'a dit "tant mieux parce que si l'enfant n'est pas désiré, ce sera plus simple pour vous, après. Rien n'est pire qu'un avortement contraint alors que les enfants étaient désirés".
Et c'est tellement vrai...
Je ne sais plus trop ou j'en suis aujourd'hui. Mes pseudo amis qui m'avaient "si bien" conseillés m'ont tourné le dos après cet fameuse journée de janvier et je suis très seule aujourd'hui.
Le père des bébés est en pleine dépression comme tout le temps et je ne sais plus quoi penser de lui... C'est la seule personne que je vois en ce moment dans mon entourage alors qu'avant j'étais plutôt une femme gaie et entourée.
Je pense au suicide de plus en plus..."

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Témoignage n°2

Auteur: Anissa
Date: 18/08/2002 23:29

"Voilà, j'ai 32 ans et je me sens terriblement mal psychologiquement.
Mariée, à 29 ans, à un homme que jai connu pendant 3 ans, je suis tombée de très haut.
J'ai fait l'amour avec lui, sans protection, aussitôt , après la signature pour l'achat d'une maison.
Il a commencé à me frapper durant notre voyage de noces, alors qu'il savait que jetais enceinte, jetais malade, mais il me donnait des coups de pieds dans le ventre..., arrivée en France, je me fais avortée, sans hésiter une seconde, puis, mon "mari" me dit qu'il va changer, etc... je me dis, amoureuse, il a peut être raison, je retombe enceinte, et les coups continuent.
Je sais pas comment expliquer, mais certains vont me croire mazo, mais, jetais amoureuse, et en même temps, j'avais peur de lui, j'ai avorté, à contrecœur à cause de ma mère. et je lai quitté.
Puis il me recontacte et me dit qu'il m'aime encore, bref,.... jetais naïve, et svp, ne me jugez pas, j'ai avorté par médicament.
J'ai cru , que j'allais mourir, j'ai mis du temps à men remettre, et je n'ai plus couché avec personne. Pour cette raison, je ne prenais pas la pilule. Je suis tombée enceinte, et je ne sais pas quoi faire, cet homme est une aventure, au fond de moi, j'aimerai le garder, car je sais que je pourrai plus faire ma vie, vu le peu de considération que j'ai pour les hommes, et surtout, j'ai peur après 4 I.V.G., de ne plus pouvoir avoir d'enfants.
Mais ma mère me fait peur, si elle l'apprend, elle me reniera, alors si l'enfant est sans papa et sans la famille maternelle , je vais faire comment ?
je pleure tous les jours, j'ai reculé 2 fois la date de l'IVG, et cette semaine, il faut que je me décide.
D'origine maghrébine, c'est une honte que de tomber enceinte hors mariage, et j'ai peur de faire souffrir ma mère en lui disant que je vais avoir un enfant. S'il vous plaît, ne me jugez pas, j'ai mal et j'ai envie de mourir, tellement la décision est dure, j'ai peur de ne pas me relever cette fois.
Personne autour de moi n'est au courant. j'en peux plus, merci de votre aide."
Anissa

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Témoignage n°3

Auteur: Carine
Date: 12/09/2002 15:33

"Bonjour, Tout d'abord félicitations pour votre site et plus particulièrement pour ce forum car j'ai mis beaucoup de temps a trouver un lieu de témoignage comme celui ci.
Personnellement j'ai subie un avortement a l'âge de 24 ans et l'exhorter n'est pas une chose aisé.
En réalité je désirais garder cet enfant, je pense que toutes les futures mères le ressentent ainsi. Mais le contexte social et affectif de l'époque faisait que je me sentais totalement dépassé.
Quoi qu'il en soit je me rendit au rdv , il était noté 17 heures dernier délais. Jusqu'au dernier moment j'hésitais tant et si bien que j'arrivais avec 30 mns de retard. J'ai du passer la nuit a l'hôpital je crois. Pour tout vous dire je ne me souviens plus a quel moment c'est déroulé l'opération.
Tout se dont je me souviens c'est que lorsque l'on m'a endormie ,je commençai a pleurer. Et lorsque je me suis réveillé j'ai éclaté en sanglot. j'ai vaguement entendu le personnel médical dire" Elle n'accepte pas ". Comment pouvait il en être autrement?
Je sentais que j'avais perdu l'être vivant qui été en moi, quelques heures auparavant. c'était atroce comme sentiment.

Pendant de nombreuses années , j'ai fuis toutes les images de fœtus, car je refuser de regarder en face l'être que j'avais tué.
Pourtant je me faisait une raison. L'avenir été devant moi et le plus important été de me sentir en harmonie avec moi même. Pour communiquer des choses positives au monde. J'ai encore du mal a ne pas culpabiliser.

A 27 ans, je tombais de nouveau enceinte, ce n'était pas une grossesse souhaité. Mais quoi qu'il en soit je désirais le garder. Puis quand mon petit garçon eut 10 mois, je tombais a nouveau enceinte par accident. J'étais désemparé. Je songé a l'avortement a nouveau comme si mon 1er enfant née, avait cicatrisé cette ancienne blessure.
Mais avec le soutien de mon concubin, nous décidâmes d'assumer. C'était non sans mal car nous logions a l'époque dans un studio de 20 m2! Et c'était déjà très dur pour notre petit garçon. Un mois avant l'accouchement , nous avons enfin déménager, et je mis au monde une petite fille adorable.
Actuellement elle a 6 mois, et tout vas bien, sauf que j'ai l'impression d'être a nouveau enceinte:(

En effet comme pour mon petit garçon je l'ai nourri en l'allaitent, je prend donc une pilule assez légère donc il est spécifié qu'elle doit être prise expressément a la même heure et sans oubli. Et depuis 2 semaines je me sens bizarre, j'ai l'impression d'avoir grossit un peu du ventre, j'ai très peur.
Car un nouvel enfant serait vraiment un coup dur. C'est déjà très dur d'élever des enfants d'âge aussi rapproché. J'y met toute mon énergie, et m'imaginer avec l'arrivé d'un prochain, sincèrement je ne penses pas avoir les épaules.

Enfin je vais faire un test pour savoir peut être que je me fais des idées :)
Et encore merci de nous offrir cet espace de dialogue.
Mon message est un peu décousu mais c'est la 1ère fois que j'écris sur ce sujet et il y a tant a dire. "

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Témoignage n°4

Auteur: sandy
Date: 15/09/2002 14:08

"Voilà cela fait maintenant 1 ans et demi que j'ai subit une I.M.G. et je ne sais pas encore quoi penser d'un côté je me dit que c'était mieux pour lui comme pour mon couple de l'autre j'ai honte de moi même.
Pour vous raconter très brièvement ce qui c'est passé j'étais enceinte de 7 mois et demi quand on a découvert une anomalie chez mon fils, j'avais jusque la vécut une grossesse de rêve , mais un beau jours on me fis allée a l'hôpital de Marseille, la on me dis que j'étais sur le point d'accoucher , que mon fils avait de grave anomalie , je vécut la semaine la plus dure de ma vie , aucun membre de ma famille était avec moi hormis mon mari.

Puis le jour de l'accouchement on m'autorisa l'IMG , ce fut un soulagement d'une part et l'horreur absolue de l'autre, il faut dire que j'ai accouché normalement et que j'ai refuser de voir fils.
DEPUIS C'EST UN VERITABLE ENFER QUE JE VIS, IL NE SE PASSE PAS UN JOURS SANS QUE JE me demande si je n'ai pas fait quelque chose de mal a mon enfant, sans que je me dise que c'est moi qui l'ai tuer, je suis pleins de remords .

Je me demande aussi si je pourrai être une bonne mère un jours ,et si je saurai faire ce qui faut, si j'ai tout pour le rendre heureux alors je me trouve toute les excuse du monde pour ne pas en refaire un de plus ce qui est très dure c'est que ma belle sœur a eu un garçon qui aurai trois d'écart avec le mien alors je lui en veut d'avoir droit au bonheur et pas moi je me demande ce que j'ai bien put faire pour ne pas avoir droit au bonheur d'avoir un enfant que je désire du plus profond de moi même.
J'ai 23 ans tout le monde me dit que je suis jeune et j'ai horriblement peur de l'avenir si quelqu'un a vécut une expérience similaire dites moi comment vous avez fait pour reprendre espoir a la vie et pour savourer les moment fort de ce que peut vous apportez de vivre tous les jours je ne sais plus quoi pensez et j'ai peur de ne jamais me retrouver.

Merci d'avance."
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Témoignage n°5

Auteur: Emile
Date: 02/10/2002 09:16

"Il y a quelques mois, je croise par hasard le regard d'une jeune femme et c'est le coup de foudre réciproque... Elle devait partir à l'étranger pour deux ans et après quelques semaines elle décide finalement de rester en France, par amour.
Au bout de quelques temps nous décidons de faire un bébé, elle arrête donc la pillule, mais nous décidons de faire attention et d'attendre quelques mois.
Entre temps son ex, prit de remords et jaloux de son bonheur, reviens à la charge...
Il y a 15 jours je pars à l'étranger et à mon retour plus personne, elle est partie...en me disant qu'elle avait besoin de prendre du recul...
les jours passent et elle insiste pour me voir, je ne fais pas prier et prend un verre avec elle un soir.
Là, elle me dit qu'elle me fait confiance, que je ne dois pas la juger et surtout de ne pas l'influencer,..., elle m'annonce qu'elle est enceinte.

Je me retrouve seul avec elle enceinte perdu entre deux amours. Depuis je vis un cauchemar, entre elle qui ne sait pas si il faut garder le bébé, avec quel homme vivre, nous sommes déjà allés 1 fois à l'hopital pour qu'elle avorte et on a repoussé la date...Aujourd'hui elle veut le faire, mais ne veut pas me voir car elle a peur de ne pas pouvoir.
J'ai besoin d'aide...

Croyez vous qu'elle sera suffisament forte après ?
Pourra t'elle s'en remettre et ne pas faire l'amalgame entre le bébé et moi.
Pourra t'on refaire des enfants après (au niveau psycho)
Est ce normal qu'elle hésite comme ça ?
Est ce normal qu'elle ait peur ? qu'elle soit influençable ?
Je suis au bout du rouleau, cet enfant (même accidentel) était souhaité, j'adore les enfants, nous nous aimons énormément et du jour au lendemain (avec cette nouvelle) elle est partie et remet tout en question, (elle m'en parle, me dit qu'elle fait attention à ce qu'elle mange, etc...), c'est contre mes convictions ? mais en même temps je souhaite son bonheur..."

   Réponse à ce message
Auteur: Ophélia
Date: 02/10/2002 10:45

"La décision d'avorter n'est jamais une décision facile à prendre ! Beaucoup de sentiments contradictoires doivent s'opposer dans le coeur de ton amie !
Elle doit avoir peur que cet enfant la lie pour toujours avec toi, alors qu'elle se demande si tu es vraiment celui avec qui elle veut être !
On dirait qu'elle tiens quand même à ce bébé, mais qu'elle a peur de la situation qu'il va engendrait !
Elle a l'air d'être aussi perdu que toi !La meilleur chose que tu puisse faire, c'est d'être la pour elle quoiqu'il arrive ! Si tu pense qu'il faut qu'elle garde ce bébé, dis lui que cet enfant ne la force pas a rester avec toi, mais que tu sauras être la pour lui, comme un pêre doit l'être pour son enfant que vous soyez ensemble ou non !

C'est vrai que si, aprés son avortement elle décide malgrés tout de retourner avec toi, et que la question de faire des enfant se pose à nouveau, elle risque de regretter énormément ce qui s'est passé !
C'est une situation bien difficile, et je pense qu'il faut vraiment être sur de soi, pour ne rien regretter !
Tu sait, on ne regrette jamais d'avoir garder son bébé, car quand il est la, il est une constante source d'amour, par contre, on peut regretter amérement un acte qu'on a commis trop vite car on ne savait pas quoi faire !
Mon petit gars de 11 mois me prouve tout les jours, par ses sourirs, que j'ai pris la bonne décision !
Sois la pour elle, quoique qu'il arrive !
Je te souhaite beaucoup de courage !
à bientôt."

   Réponse à ce message
Auteur: Emile
Date: 02/10/2002 15:53

"Je te remercie pour ton message. Je lui ai dit tout cela, mais elle a finalement pris la décision de se faire avorter (c'était ce matin...). Bien sur je suis présent, mais elle fait un peu l'amalgame entre le bébé et moi, etc...
c'est un peu dur en ce moment, mais je vais l'aider si elle accepte. Je ne lui en veux pas (je crois), il faut que j'oublie tout celà au plus vite, pour ne pas avoir de regrets de ne pas avoir pu trouver les bons mots.
Merci pour ton gentil message. "

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Témoignage n°6

" J'ai subi une IMG le 02 décembre dernier et j'ai aujourd'hui l'impression que tout s'est précipité.
Ma petite fille était atteinte d'une " forme d'arthrogrippose ". Nous avons vu de nombreux spécialistes : échographe, pédiatre orthopédique, généticiens.
En 15 jours nous sommes passé du rêve d'avoir un enfant au cauchemard.

L'IMG a eu lieu dans un hôpital où je n'ai eu aucun soutien aucune parole , en plus tout s'est très mal passé, sans parler de la souffrance extréme.
On nous avait dit que nous aurions un rapport d'autopsie à mi janvier et en fait on a juste eu un rapport nous relatant ce que nous savions déjà.
Il nous faut attendre 6 longs mois pour avoir ou non une réponse.. Aujourd'hui je veux savoir pourquoi j'ai du faire ça !!!!!

Nous on s'en fout de la NORME !
Je regrette que tout se soit passé si vite et ma fille me manque terriblement.

Merci de lire mon message, si vous pouvez m'apporter un soutien ou je ne sais. "

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Témoignage n°7

Auteur: Ninon

"Bonjour
Je viens de découvrir votre site par une amie car ayant subi une IVG il y a 6 mois je ne m'en remets toujours pas et je n'arr^^ete pas de culpabiliser.J'ai fait cette IVG à 8 semaines pourtant je désirais ardemment ce bébé. Surtout que j'ai 40 ans et je n'ai pas d'enfant.
J'ai toujours vécu avec des hommes qui n'en voulait pas.
Mais depuis 10 ans je suis toujours avec le meme homme. Il me disait toujours qu'il souhaitait un enfant avec moi mais ce n'était jamais le moment.

Alors j'ai attendu qu'il soit pret seulement les années ont passées et à 39 ans je lui ai dit que cela suffisait je voulais absolument un enfant sa réponse fut toujours la meme alors je décidais de ma prorpre initiative d'arreter tout moyen de contraception et je suis tombée enceinte.
Seulement je n'ai pas osé lui avoué et à 10 semaines j'ai fait une FC. Lors de ma FC mon ami m'a dit qu'il aurait préféré avoir cet enfant plutot que je subisse cela. Je pensais donc qu'il avait changé d'avis et qu'il était pret.
J'ai mis 1 ans a retomber enceinte et folle de joie je lui ai annoncé.Seulement ce fut le drame il refusa catégoriguement ce bébé. Me menaçant de me quitter si je le gardais.
Je n'arretais pas de pleurer et de le supplier de changer d'avis mais j'étais devant un bloque de glace que rien ne pouvait faire fondre.Etant dépendante de lui financièrement j'ai obéi à son désir et c'est la mort dans l'ame que j'ai été faire une IVG.
Sur la table d'opération j'ai pleurer et suplier l'anesthésiste de mettre plus de produit pour en finir avec la vie.Mon bébé allait mourir alors je voulais mourir avec lui.J'ai passé plus d'1 mois a pleurer tous les jours toutes les nuits.Mon ami lui rester froid depuis je n'ose refaire l'amour avec lui car je ne cesse de penser à mon bébé.

Une amie m'a alors conseillée de recommencer avec lui puisqu'il tient quand meme à moi et de faire en sorte que je retombe enceinte mais cette fois sans lui dire et lorsqu''il s'apercevra que je suis enceinte c'est à dire vers les 4 mois moment ou le ventre commence à se voir de tout lui dire à ce moment car l'IVG sera impossible et il sera devant le fait accompli.
Seulement je n'ose faire une telle chose pour moi ce serait le tromper. Que dois-je faire je ne sais plus et j'ai tellmeent envie d'un bébé je ne cesse de regarder l'écho de mon bébé que j'ai perdu et je m'en veux à mort d'avoir ceder et accepter cette monstruosité. Je me sens sale honteuse et pas digne d'être un humain qui a donné la mort.

SVP aidez moi j'espère que vous ne me jugerez pas je veux seulement des conseils et un peu de soutien.
Merci de m'avoir lu."
Ninon


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Témoignage n°8

"Vincent,

Si je t’écris c’est que je ne sais pas parler, en tout cas pas parler de moi. Et si je t’écris sur l’ordinateur c’est parce que je trouve ça plus facile. Je ne sais pas parler de moi parce que jamais personne ne m’écoute. J’écoute bien trop les autres pour ça ! Alors du coup tout le monde croit que je vais toujours bien... je crois que ça m’arrange… et eux aussi, comme ça tout le monde a l’air d’être content. Mais
aujourd’hui et avec toi il y a quelque chose de différent. J’ai envie de te raconter certaines choses.
Tu sais, j’ai toujours eu envie que les gens devinent mes problèmes. J’ai du mal à me confier, à faire confiance à
quelqu’un, à me laisser aller. Mais toi tu t'intéresses vraiment à moi et tu m'as fait comprendre que pour être compris et écouté il faut d'abord savoir
parler.
Toute petite mes parents ne m’écoutaient pas alors j’ai pris l’habitude de me taire et jusqu’ici j’y trouvais mon compte.
Dans ce paquet il y a une cassette, LA cassette. Celle de la radio, quand j'ai appelé Caroline Dublanche à son émission et que je suis passée à l'antenne. Personne ne l’a jamais écoutée. En plus de ça il faut que je te raconte certaines choses qu’un seul être connaît, c’est Lolo. Parce que, même si c'est malheureux et que ça peut paraître malsain et ça l’est d’ailleurs, Lorette est la seule personne qui me comprend ou en tout cas qui m'a comprise pendant cette douloureuse épreuve !
Je sais que ce n'est pas le rôle d'une petite fille de 9 ans mais je n'avais personne d'autre à cette époque à qui me confier, du moins pas grand monde. Je sais que je n’aurai pas dû me confier à elle mais c’est grâce à ces confidences (ou à cause) que je suis là, à taper ces mots sur ce clavier…
Si je te raconte ce qui va suivre, c’est pour que tu puisses mieux
comprendre dans quel état d’esprit je me trouve :
J’ai rencontré Hugues début octobre 2000. On se rencontrait en bas des
immeubles en sortant nos chiens. Ce mec m'a tout de suite plu avec son air renfrogné, timide et je lui trouvais aussi beaucoup de charme. On a discuté quelquefois en bas, on se voyait souvent, je suis tombée très
amoureuse de lui et lui aussi je crois… Je dis bien « amoureuse », je ne l’ai jamais vraiment aimé. D’ailleurs je n’ai jamais aimé aucun mec, même si je suis tombée amoureuse une multitude de fois.
Toi je t’aime, c’est pour ça que je t’écris aujourd’hui. Enfin bref, je m’égare là.

Au début avec ce mec ça se passait bien. Mais ça a vite mal tourné, un peu à cause de Lolo, un peu à cause de lui, beaucoup à cause de moi. Il m’a très très vite agacée. Je me suis lassée de lui à une vitesse phénoménale.
Au début de notre rencontre, quand tout allait bien, Hugues me parlait très souvent d’avoir un enfant. Moi je prenais la pilule à ce moment là. Et au mois de novembre, 2 mois après notre rencontre,j’ai arrêté de la prendre sans lui dire... Je ne peux pas aujourd'hui m'expliquer pourquoi
j'ai fait ça. Il voulait un enfant, moi aussi, depuis longtemps et j’étais amoureuse. Je me suis dit qu’à 36 ans je mettrais des mois, voire des années avant de tomber enceinte.
Je l’avais lu et entendu plein de fois. En vieillissant, la fertilité diminue. Donc je ne me suis pas imaginé une seule seconde la suite des évènements.
Bref je ne lui ai pas dit que je ne prenais plus de contraceptif mais
plusieurs fois je lui ai dit que j'avais oublié une prise de pilule, que c’était risqué de faire l’amour à ce moment là mais ça ne l’a pas arrêté.
J’ai laissé tomber Hugues le 31 décembre au soir, avec perte et fracas. Il ne m'intéressait plus, j'ai remarqué qu'il buvait beaucoup, qu'il était égoïste, qu'il n'aimait pas ma fille et elle le lui rendait bien. On devait aller au resto pour le nouvel an et je lui ai envoyé un texto (j'avais pas envie de lui parler)pour lui dire que c’était terminé et que je ne voulais plus le voir. J’ai vraiment été salope sur ce coup là, je l’avoue ! Mais bon passons, le problème n’est pas là.
Début janvier, vers le 4 ou 5, je commence à flipper quand je m’aperçois que je n’ai pas mes règles. Tout en n’y croyant pas une seconde (je n'avais arrêté la pilule que depuis quelques semaines), je vais chercher un test de grossesse à la pharma.

Et là, stupéfaction : je suis enceinte !!!
Je me souviendrais toujours de ce moment, j’étais heureuse, mais heureuse ! Pour moi la vie qui commence est une sorte de miracle, c’est
précieux, c’est fabuleux, fantastique, presque surnaturel ! Et ce dès la première seconde; je pense que je jour de notre "naissance" devrait être le jour ou on a été conçu, pas le jour ou on est sorti du ventre de notre mère ! Ce soir là je gardais une petite fille, Sandy, la fille de Corinne, une copine.
Après avoir fait le test, j’ai évidemment tout de suite pensé à Hugues que j’avais jeté comme une vieille chaussette 15 jours auparavant (je n’avais eu aucune réaction de sa part je crois, je ne m’en rappelle pas en tout cas ou plutot si, de la colère mais pas grand chose) et une heure après le test je lui téléphonais en lui disant qu’il fallait qu’on se voie…
j’ai marché jusqu’à son bâtiment en me disant que mes jambes allaient flancher et que j’allais m’évanouir sur le parking.
J’ai pris l’ascenseur… La montée des 12 étages a été terrible. Je sentais mon cœur battre comme un malade dans ma poitrine, j’ai cru qu’il allait exploser.
Je ne savais pas du tout comment Hugues allait réagir à mon annonce… Donc, je sonne à sa porte. Il me tend tout de suite les 1000 balles que je lui avais prêtés, il pensait que je venais pour ça… Je m’assois dans le canapé. Mon cœur bat toujours aussi fort, prêt à éclater !
Bon je suis entrain de tout te raconter, en long en large et en travers, ça va durer des plombes, il faut que je résume ! Bref je dis à Hugues que je suis enceinte. Au début il ne m’a pas crue. Puis il a vu que
j’étais sérieuse et là il a été hyper content et en même temps il était complètement stupéfait par la nouvelle. Je l’ai revu 2 heures plus tard chez moi. Il était complètement bourré et racontait n’importe quoi. Il est tombé de sommeil sans avoir reparlé du « problème » qu’on avait. Il s’est mis à ronfler, à parler dans son sommeil tellement il était saoûl. Moi j’ai préféré dormir dans la chambre de Lolo avec les filles. J’ai passé une sale nuit ! Une horrible nuit.
Le lendemain matin j’ai demandé à Hugues de partir et de ne pas revenir. Il m’a répondu «T’as plus qu’à te faire avorter ». Mais moi je ne voulais pas… Alors ça a été la guerre entre nous. Il m’appelait sans cesse au tel pour me persuader. Un coup il était agressif, une heure après tout doux, un jour il voulait bien que je garde le bb toute seule, le lendemain il voulait le reconnaître ! Il était complètement paumé !
Et moi je commençais à aller très très mal, je commençais à penser à l’avortement. Je ne peux pas te décrire dans quel état j’étais. J’ai commencé à ne plus manger pour que l’embryon ne grossisse pas… Je ne faisais que pleurer, j’ai pleuré des heures et des heures, des jours, des nuits, j’ai hurlé aussi, crié, appelé au secours, imploré le ciel de m’aider. J’ai dit à tout le monde que j’étais enceinte.

Il n’y a que Brigitte et Lolo qui ont su me réconforter. Brigitte avait subi une ivg il y a quelques années et elle était très triste pour moi... Tous les autres m’ont jugée et mon dit "Mais tout ça c'est de ta faute, tu n'avais qu'à pas arrêter la pilule sans le lui dire", ce qui était vrai, l'erreur, c'est moi qui l'avait faite ! Ils me disaient tous : « mais fais toi
avorter, c’est rien ! Ce ne sont que quelques cellules !" Et eux, avant
d’être ce qu’ils sont, n’étaient ils pas « que quelques cellules ?
Jusqu’à ma propre mère qui m’a dit que si je gardais l’enfant elle ne voudrait plus me voir ! Je la hais maintenant, je suis très en colère contre elle. Ce qui la dérangeait c'est ce qu'allaient dire les voisins ! Il y a certaines personnes à qui j’en veux énormément et en particulier Corinne, la mère de Sandy, Isa et Xavier,Houyem, une fille que je ne vois plus… A Hugues je lui en veux moins, il avait le droit de me demander d’avorter, puisqu'il était le père et ce sans l'avoir demandé !
Tu sais l’autre fois j’étais triste pour Isa que sa fille soit à l’hôpital (je savais que ce qu'avait la petite n'était pas grave) mais je me suis dit aussi : « c’est bien fait, elle voit un peu ce que ça fait de souffrir ! », je crois que c’est elle qui a été le plus dur avec moi.
Enfin bref. J’avais fait une grosse erreur, à savoir cacher à mon mec que je ne prenais plus la pilule… Ca j’en suis bien consciente, mais personne n’a cherché à savoir pourquoi j’avais fait ça, je ne le sais d’ailleurs pas moi-même !
A ce moment là je faisais un stage en PAO à TOURS nord. Je n’y suis pas
allée pendant quelques jours puis j’y suis retournée. C’était horrible, je prenais un sac en plastique avec moi parce que je vomissais dans la voiture… Et je ne suivais plus rien des cours, je n’avais qu’une envie, c’était de mourir. C’est là que Lorette m’a énormément aidée, elle m’a sauvé la vie, c’est sûr et certain !
Hugues continuait à me harceler au téléphone. Même si j’avais la ferme
intention de garder ce bébé, des doutes s’installaient dans mon esprit. Je me suis mise à dormir avec Lolo dans mon lit tellement j’allais mal… La pauvre, elle a subi des choses horribles à cette époque là, du haut de ses 9 ans !!!
Un jour, croyant que j’allais devenir folle (je devais être enceinte de
3 semaines), je suis allée à l’hopital (bretonneau). J’ai vu un gynéco avec qui j’ai discuté longuement de l’IVG. Mais je pleurais tellement qu’il m’a conseillé de bien réfléchir à la solution à adopter. Dans les
rues intérieures de l’hôpital, en le quittant, j’ai fait un malaise, mes
jambes m’ont lâché, je suis restée à pleurer par terre, accroupie, pendant de longues minutes.
puis je suis rentrée chez moi. J’ai appelé sos amitié ! Je suis tombée sur une nana géniale qui a tout compris… Elle m’a énormément fait de bien ! Elle m'a dit une chose très très importante : Quel a été votre premier sentiment quand vous avez su que vous étiez enceinte ? Je lui ai répondu que j'étais très heureuse. Et là elle m'a dit : il faut toujours se fier à sa première émotion...
Ensuite les jours qui ont suivi étaient
vraiment bizarres… Un jour je voulais avorter, le lendemain garder le bébé. Je pleurais toujours autant, je ne mangeais plus du tout, il y avait des moments ou j’étais très attirée par le suicide et j’ai cru plusieurs fois, des dizaines de fois même, que je ne pourrai pas me retenir de me jeter par la fenêtre ! C’était comme un aimant, je ne sais toujours pas comment j’ai fait pour résister à ça !

Je suis retournée à l’hosto et le même gynéco m’a proposé l’avortement par les médicaments, voyant que je n’en pouvais plus il me disait maintenant qu’il était préférable de faire une IVG. J’ai donc pris rendez vous pour prendre les médocs à l’hôpital quelques jours après. Le jour J, Lolo savait ce que je m’apprêtais à faire et elle est revenue de l’école pour m’en empêcher. Je suis allée à l’hôpital avec elle et une copine, Virginie. J’ai dit aux infirmières qui m’attendaient que j’avais changé d’avis et je suis repartie toute contente avec mes « quelques cellules dans le ventre », bien décidée à ne pas revenir. je le sentais bien dans mon ventre ce bébén ça faisait comme un poids en bas, des fois ça me faisait plaisir de le sentir, des fois ça me faisait peur...
Mais il se passait des choses étranges en moi… Je me disais que ce bébé je n’allais pas l’aimer, que ce n’était qu’une moitié d’enfant puisque son père n’en voulait pas (en plus je l’ai croisé plusieurs fois en bas complètement bourré), je me disais que s’il le reconnaissait il ne s’en
occuperait pas bien, ect, ect…
Une idée m’est venue et j’ai commencé à chercher un appart à plusieurs dizaines de kms de Tours. Je ne voulais plus voir les gens que je connaissais, je voulais disparaître de leur vue et de leurs jugements à la con. Mais je n’ai pas trouvé d’appart libre rapidement et peut être que j’ai aussi manqué de courage à ce moment là…
C’est à ce moment que j’ai baissé les bras et que je me suis dit : « ok,
vous avez gagné, je vais le tuer ce gosse et on en parlera plus ! ».
J’ai repris rendez vous à l’hosto. Cette fois c’était trop tard pour les
médicaments, il fallait passer sur la table d’opération ! Le soir d’avant l’intervention il fallait que je prenne un médicament qui allait faciliter, le lendemain, l’évacuation de l’embryon. Je suis restée une bonne partie de la nuit devant le cachet. Je ne pouvais pas le prendre !
Je me demandais : « Je prends ce cachet, je saute par la fenêtre ou je vais faire dodo ? ».

Je pleurais, pleurais encore et encore… puis j’ai fini par aller dormir en
prenant quelques somnifères. Je me suis levée vers 6 heures du matin, j'ai couru à la cuisine et j'ai avalé le cachet, comme ça, sans réfléchir. Je ne pouvais plus réfléchir, j'étais trop fatiguée.
Le lendemain matin j'étais à l'hôpital.
Je ne peux pas te parler de l’acte en lui même. Je ne peux même pas l’écrire...

Bon, je vais essayer, plus j’écris et plus je suis soulagée ! Ca me fait
du bien (et tellement de mal aussi) ! Je n'arrête pas de pleurer, je ne sais pas si je vais m'arrêter un jour...
Je suis donc arrivée à l’hosto. Je
n’étais pas moi même ce jour là. Ou alors c’est ce que je veux me faire
croire ? Non je crois que mon corps était là mais pas mon esprit. Mon
esprit était déjà à moitié mort, il n’avait pas pu venir… J’ai attendu
environ une heure dans un lit. C’était une chambre double. Le lit d’à côté était vide. Puis une fille est arrivée. Elle s’est allongée. Elle pleurait. Elle m’a dit « je te préviens c’est très dur ! ».
Mais moi j’étais comme anesthésiée par tant de douleur depuis des semaines… Une
infirmière est venue me chercher. La fille m’a dit : « bon courage, à tout de suite »
J’ai suivi l’infirmière. Elle m’a réconfortée un peu. « Ca va aller, ça va aller ». J’ai l’impression d’y être en l’écrivant, je l’entends encore !!! Sa voix était douce et rassurante… Moi j’avais quitté mon corps depuis que j’étais rentrée dans la chambre. J’étais
comme en lévitation, comme inconsciente. Tout ça n’était pas vrai en quelque sorte. C’était un cauchemar, j’allais bientôt me réveiller !

J’ai vu le gynéco. Je me suis installée sur la table, les jambes écartées… et j’ai attendu. Il m’a mis un tuyau dans le vagin et ça a fait comme si quelque chose fouillait dans mon ventre. Un bruit horrible. Comme quelqu’un qui mange de la soupe très bruyamment. Et ça
faisait mal, ça faisait mal, il y avait des contractions dans mon ventre, et ce truc qui continuait de fouiller et d’arracher avec ce bruit ! J’ai senti une larme s’échapper de chacun de mes yeux et les infirmières, une de chaque côté, les ont essuyées. L’une d’entre elles m’a caressé le front : « c’est bien, vous êtes très courageuse ! ». Tu
parles, très lâche oui, on est entrain de tuer mon bébe, de me l’arracher !!! AU SECOURS ! J’avais tellement envie de crier ! Tout ça a duré un bon quart d’heure, que de souffrance, physique et
mentale ! Puisje suis ressortie de la salle. Une des infirmières a jeté quelque chose dans une immense poubelle. J’ai regardé… C’était le tuyau plein de sang, mon sang et le sang de mon bébé. Et lui, qu’en avaient il fait ? Un si petit bébé dans une si grande poubelle ?
Je suis retournée dans la chambre. Je me suis endormie aussitôt. Sûrement à cause des calmants qu’on m’avait donné en arrivant. En me réveillant j’ai discuté avec la fille à côté de moi. On s’est raconté un peu nos histoires respectives.
Qulelques heures après je suis sortie.
Une copine m’a ramené Lolo. Lolo savait ou j’étais et ce que j’y faisais. Elle m’a préparé à manger et m’a dorlotée toute la soirée . Je ne pleurais plus, c’était pire, j’étais vide. Vide de toute émotion, de tout sentiment.
J’ai passé une bonne nuit malgré tout. Le lendemain matin j’allais plutôt pas mal, vues les circonstances, ça aurait pu être pire. Pendant quelques jours, je me suis même sentie comme soulagée. Plus de Hugues au tél., je lui avais dit que j'allais faire ce qu'IL avait décidé … je pense qu’il en était
satisfait. Je ne sais pas ce que ça lui a fait à lui, l’avortement, rien
je pense !
Quelques jours plus tard ça a commencé à aller très mal. Je pleurais souvent, surtout quand je voyais mon reflet quelque part, dans un miroir, dans une vitrine… Je me regardais et je me disais : « mais qu’est ce que tu as fait ? » ??? Je m’en voulais à mort, j’avais à nouveau envie d’en finir avec la vie… A cette époque, pendant plusieurs mois, j’ai senti la mort rôder autour de moi. Je ne sais pas si c’était celle de mon bébé ou la mienne. Elle ne me faisait pas peur, elle rôdait
doucement. Je la sentais, comme un voile sombre qui me suivait partout.
Heureusement mon ange gardien était là : Lolo. Je sais qu’elle a
énormément souffert durant ces quelques semaines, sa vie a été un enfer ! Je m’en veux terriblement ! Je l’ai emmenée voir un pédopsy après ça, avec qui elle a pu discuter. On reparle de cette période de temps en temps mais vraiment rarement. Elle me donne l’impression de ne pas avoir été traumatisée mais je ne sais pas !
Les mois qui ont passé, j’ai fait une fixation sur le fait d’avoir un bébé. Pas pour remplacer celui que j’avais perdu mais pour retrouver une certaine estime de moi. Pour me prouver que je n’étais pas un monstre, je devais donner la vie à un petit être.
Trois fois j’ai eu des relations avec des mecs rien que dans l’espoir de concevoir. Sans amour, sans sentiments pour eux. C’est une période ou j’aurai fait n’importe quoi pour retomber enceinte. Je n’avais pas l’intention de le dire aux intéressés si jamais mon plan avait fonctionné. J’avais très peur de choper le sida mais mon obsession d’avoir un enfant dépassait toutes mes peurs. J’ai compris à cette époque que la douleur peut rendre fou !!!

Je calculais le jour de mon ovulation et je couchais avec ces mecs. Ca n’a
pas fonctionné et je n’ai attrapé aucune saloperie. Je ne regrette pas
aujourd’hui que ces plans aient foiré.
Un jour je suis allée en Normandie sur la tombe de ma grand mère, j'étais avec Lolo. J'adorais ma grand mère et Lolo adorait son arrière grand mère. J'avais fait un petit mot sur un petit papier ou j'avais écris : MON BB. et je l'ai mis dans la terre, près de la tombe. Je l'ai enterré. Ca m'a calmée quelques jours mais pas longtemps...
Et puis je t’ai rencontré, toi ! Si tu savais comme je t’aime !
Maintenant je n’ai plus envie de faire un bébé pour faire un bébé. J’ai
compris que ce n’est pas la solution. Mais le temps que j’ai pensé à ça
m’a permis de survivre, j’en suis sûre.
Maintenant tu es là et j’ai très
envie d’un enfant avec toi !!! Tout simplement parce que je t’aime ! Je
te trouve tellement génial avec tes petits ! Et puis quand même, bien
que je ne voit plus la chose du même œil, j’ai quand même envie de reprendre ma revanche sur la vie. Que mon ventre ne reste pas un cimetière pour bébé pour l’éternité !
Tous les gens qui m’ont conseillé d’avorter ne m’ont plus jamais reparlé
de ça. Pas même ma mère ! Je crois qu’ils ont oublié… alors ils n’avaient qu’à la fermer. On n’a pas le droit de donner son avis sur des choses aussi graves ! Je leur en veux toujours terriblement !!!
Je souffre un peu moins de cette histoire depuis que je t’ai rencontré
Vincent ! Maintenant je souffre de me dire que peut-être je n’aurai pas
d’enfant avec toi… Il y a ta maladie, le boulot, .. Mais je te l’ai déjà dit, ce bébé n’est pas une condition à remplir pour que je t’aime!
Seulement ça me rendrait la femme la plus heureuse de la terre. Je comprends que pour toi ce n’est pas le moment de penser à ça mais je voulais que tu saches à quel point je désire un enfant !
En plus, j’ai décidé que si un jour j’ai un petit je referai ce que j’avais fait quand j’ai eu Lorette, à savoir des dons de lait pour des petits prématurés qui sont entre la vie et la mort et que seul du lait maternel peut
sauver… J’ai vraiment besoin de me racheter, de pouvoir me regarder en face, de faire la nique à la mort !"
Agnès


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Témoignage n°9

Auteur: Karine
Date: 11/02/2003 18:01

"Cette histoire est très longue.
Merci de votre patience.
(désolée pour les fautes d'orthographe)

Il y a près d'un an .j'ai fait la connaissance d'un homme qui a dix ans de plus que moi.Il insistait pour qu'on sorte ensemble mais je ne voulais pas car j'avais un copain .Quand ma relation avec mon copain s'est terminée quelques mois plus tard ,il est revenu à la surface .Et là ,deséspérée j'ai succombé.mais le hic,j'ai appris deux jours après avoir dîné avec lui qu'il était marié depuis 5 mois.Je lui ai fait la reflexion mais il m'a dit qu'il ne fallait pas que je culpabilise et il a rajouté carpe diem/En fait ,il a la belle vie.Toutes les deux trois semaines,il se rend en belgique et loge à l'hotel ou je job certains week-end.je suis à la réception.Il est donc loin de sa femme qui réside à lyon.Comme une idiote j'ai continuée à la frequenter.Ensuite je l'ai plaquée parce que j'en avis marre de cette relation malsaine puis il est revenu au galop.Ensuite ,il m' a dit qu'il avait des remords et il fallait qu'on arrête de se voir .j'étais soulagée et on s'est séparés.On a fait l'amour et il m'a dit à bientôt.Je ne comprenais plus rien à sa réaction .Et j'ai définitivement coupé les ponts.Un mois plus tard j'ai rencontré un homme qui a trois ans de plus que moi(j'ai 24 ans)et ça se passe très bien.Et l'homme marié est encore revenu à la surface mais j'ai ignoré ces messages.Mais depuis deux semaines ma vie est bouleversée....J'ai eu mes règles au mois de décembre .Un mois après que je me sois séparé avec l'homme marié mais ceux du mois de janvier ne sont jamais arrivées ?je suis aller consuluter un gynécologue et là il me dit que j'ai appris que j'étyais enceinte depuis 12 semaines.
Le monde s'est écroulé autour de moi.C'est la première fois que je tombe enceinte.et je ne sais pas quoi faire.Je n'ai eu aucune nausées ,j'étais fatiguée quelques fois mais je n'aurais jamais soupçonnée cela.j'ai consulté des centres de planning familiaux qui m'ont dit de bien réfléchir.Mais le temps s'est écoulé pour faire une ivg en belgique .
le délai prévoit 12 semaines maximum.
On m'a fait une prise de sang pour savoir si tout était ok(hépathite a,b,c,hiv) tout est négatif.j'ai alors parlé de ma grosssese a l'homme marié mais je lui ai dit que je ne pouvais rien faire avant l'échographie.Il m'a dit qu'il voulait que j'avorte et il espérait même que le bébé allait mal,il souhaitait même sa mort.ça m'a fait très mal.Je lui ai dit que je n'étais plus dans les délais légaux(en belgique 12 semaines max) pour avorter et que je devais me rendre en hollande mais aussi que j'avais peur des conséquences physiques(risques d'infertilité,hémoragies etc...) et psychiques.eT en plus que je n'avais pas assez d'argent pour l'avortement(570 eur0s).Il en avait rien à foutre .il m'a dit qu'il a fait une énorme connerie et savait pas ce qu'il dirait à sa femme.il m'a dit qu'il allait m'appeler et il ne l'a toujours pas fait.Entre temps ,mon gynéco m'a fait un "doppler" et j'ai entendu le coeur du bébé battre et je me suis mise à pleurer.Le gynéco m'a dit que tout allait bien et je commence à m'attacher à ce bébé.Mais j'ai très très peur .Tout d'abord parce qu' un bébé hors mariage ce serait mal vu et en plus c'est un homme marié.je n'attend rien du père du bébé.Sa réaction m'a donné un aperçu de ce qu'il était vraiment.Mais j'ai peur d'être jugé par ma famille.J'ai deux grandes soeurs et deux petites soeurs.ON m'a toujours comparé à mes deux grandes soeurs qui ont fait un parcours sans faute.Elles ont fini leur études universitaires ,elles travaillent et elles sont mariées.Moi,j'ai vingt-quatre ans je suis toujours aux études et on se demande quand est-ce que je vais finir ma vie d'étudiante et me marier.
Je suis issu d'une famille africaine et catholique.Je n'ose même pas leur en parler au risuqe d'être chassée.Pour eux c'est un désohneur.je risque aussi de perdre mon petit ami actuel a qui je n'ai pas dit un mot mais je dois faire qqch .mon ventre grossit.J'ai très très très peur.que feriez vous à ma place? aidez moi j'attends vos réponses avec impatience. "

   Réponse à ce message
Auteur: Assassa
Date: 12/02/2003 17:55

"Chère Karine,
J'ai 18 ans et ma mère a accouché sous X, j'ai été adoptée à 3 mois et j'ai eu dans ma vie toutes les chances que ma mère aurait pu souhaiter que j'aie: la vie et la santé, une bonne éducation, des milliers de petits et de grands bonheurs... Aujourd'hui, je suis heureuse, alors qu'il y a 18 ans, je n'étais pas désirée.
Si ma mère pouvait me voir, je voudrais qu'elle puisse être fière de moi, tout comme je suis fière d'être la fille d'une femmme assez courageuse pour résister aux pressions; une femme avec un amour immense pour me permettre d'aimer à mon tour; une femme dont j'ai été la seule pensée pendant 9mois + 18ans...
Même si ton bébé ne peut pas encore te le dire avec des mots, sois sûre qu'il t'aime de tout son petit coeur.
Quel est le lieu des sentiments dans toutes les expression? Le coeur: la seule mini chose qui lui permette de te dire son maxi amour pour toi, pour cette vie que tu lui as donnée et que tu peux lui conserver, c'est son coeur... ce coeur que tu as entendu battre, ce coeur qui remplace ses caresses, ses cordes vocales et ses bisous, ce coeur qui bat grace à toi et pour toi. Ton bébé t'aime et t'aimera toujours parce que tu as écouté son coeur.
En vous souhaitant à tous les deux de trouver la meilleure manière de prolonger votre amour , je te souhaite beaucoup de courage et t'embrasse"

Auteur: Karine
Date: 06/03/2003 13:22

"Salut béami,
je veux bien de votre aide mais je suis si loin.J'en ai parlé à ma soeur,elle m'a conseillé d'aller en hollande et a même pris congé pour m'accompagner.Le papa du bébé est prêt à m'envoyer de l'argent pour cela et mon petit ami veut que j'avorte cette fois je suis vraiment perdue j'aimerais bien qu'on m'aide mais vous êtes si loin ....J'habite en belgique.Je dois confirmer mon ivg mardi 11 mars .Les personnes qui m'étaient le plus cher me tournent le dos .Je me suis récemment rendue à un plannaning de centre familial qui m'ont dit de ne pas dire zut à ma famille et que ce bébé était un caprice et que je vais rater moon année scolaire si je le garde.Ma soeur m'a dit que ceux qui m'incitent à poursuivre ma grossesse ne sauront pas là quand mon bébé va naître et ne vivront pas ma misère à ma place .Là je me retrouve vraiment toute seule j'ai encore plus peur.et je n'arrête pas d'éclater en sanglots..."

Auteur: Karine
Date: 14/03/2003 09:46

"j'aimerais remercier tous les survivants pour le soutien et l'aide qu'ils m'ont apportée .je me sens beaucoup mieux.je n'ai pas encore annoncé la nouvelle à ma mère mais je trouverai le courage de le faire.J'ai déjà un soutien familial: celui de ma soeur.Il ya quelques temps ,elle m'avait conseillé de partir en hollande pour faire une IVG.Elle a changé d'avis vu la détermination que j'avais à garder mon bébé.En plus elle est elle-même enceinte et on n'arrête pas de se téléphoner pour échanger nos impressions,on parle de nos symptômes etc...
Encore un grand Merci.Je ne manquerai pas de donner de mes nouvelles.
Gros bisous"
Karine


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Témoignage n°10

Auteur: Anne
Date: 26/02/2003 14:05

"C'est une décision très courageuse et je te souhaite de bien poursuivre ta grossesse. Moi aussi j'avais dépassé les délais légaux, et petit à petit je me suis attachée au bébé qui a maintenant 28 mois et c'est incroyable tout ce qu'elle me rend en affection, spontanéité, joie de vivre... et pourtant je rame tous les jours pour m'organiser et cela n'a pas été facile avec ma mère qui voulait me faire rentrer à tout prix dans les schémas de son éducation catholique et polonaise (mes origines polonaises je suis loin de les renier mais l'aspect religieux c'est plus que lourd), et ma fille en plus est une métis africaine (belle comme tout)...
amicalement."
Anne


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Témoignage n°11

Auteur: Magaly
Date: 20/02/2003 19:05

"Coucou...moi, c'est Magaly, j ai 25 ans et suis maman d'un garcon de deux ans...ma premiere grossesse s'et mal passée...j'"teais avec le papa de mon fils depuis 7 ans, on a voulu ensemble ce bb, l ete est venu...papa est pareti avec ses copains...on habitatient pas ensemble, on est de deux cultures differentes...bref...il a assiste a l acouchement et venait voir le petrit tous les 15 jours, j ai faitr la conbnaissance d un autre homme je suis restéé avec lui 9 mois, il etait gentil avec mon fils, avec moi, mais au fond de moi, mon coeur vibrait toujours pour le pere de mon fils...
Debut janvier la soeur de mon ex sest mariee, j etais invitee, et j ai craque ...deuis je suis de nouveau avec le pap de mon fils et ai laisse mon autre ami...
Tout allait bien sauf que mes parents me disent que je vais souffrir , personne ne l aime dans mon entourage...et là je vient d apprendre que j etais enceinte de 6 semaines...

Je sais plus quoi faire, je lui en ai parle, il veut pas que j avorte...mais il y a mon nouveau job que je viens de commencer il y a un mois un CDD dun an en vue d embauche...mes mparenst qui ne supporteront pas cette nouvelle...et il y a surtout mon garcon de 2 ans que ja dore et que je ne veut pas rendre malheureux ....et encore moins un deuxieme grossesse seule...
personne n et au courant a part le pere ...

Aidez moi, j ai rendez vous le 03 03 03 au planning familial...je dors plus...je sais ce que c est aimer un enfant...mais je sais aussi combien c est dur d elever seule un voire des enfants....

merci de m avoir lue... "


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Témoignage n°12

Auteur: nicolas
Date: 24/02/2003 08:55

"Bonjour.
j'ai 38ans et j'ai connu mon amie de 32ans en Juillet dernier. Fusion immediate, amour, confiance, etc...
Nous etions tres amoureux. Elle ne prenait pas la pilule (avait arrêté avant notre rencontre...) et, ayant fait tous les tests necessaires, nous faisions l'amour sans preservatif, connaissant fort bien l'eventualité d'une grossesse possible, malgré que je "fasse attention".. Mais la biologie et l'ivresse du plaisir nous ont rattrappé et elle est tombée enceinte debut Novembre. Dans le fond, elle voulait un enfant et moi, je ne m'y opposais pas car je l'aimais. Apres discussions sur les suites à envisager, le côté financier, le devoir de chercher un nid pour habiter ensemble (dur en ces temps a Paris!), etc.. nous avions convenu de garder l'enfant. A ma grande surprise cependant, je constatai qu elle ne reduisait pas sa consommation de cigarettes comme il se devait, et je sentais à de menus details qu'elle n'etais pas a 100% dans ce debut de grossesse... Preuve en est que le jour de Noel, alors qu'elle etait seule chez sa mère et moi chez mes parents, elle m'annonce qu'lle ne veut plus le garder, tout bien reflechi (Elle est du signe de la Balance..)

Evidemment, j'ai passé des fêtes epouvantables, d'autant qu'elle ne preferais pas que je vive cette IVG avec elle! J'ai eu le sentiment de partir avec l'eau du bain, d'être rejetté et donc du coup de perdre le projet d'un enfant en plus de ma compagne!! Extremement dur à vivre. Elle a donc avorté le 9 Janvier bien que j'aie tenté de la rendre à l'evidence de l'Amour et de garder le bébé, mais en vain. Une page s'est donc tournée ce jour là, mais je l'aime quand même plus que tout. J'ai fini par comprendre ses motivations et je me suis rangé à son avis progressivement. La force de l'Amour sans doute. Depuis debut Février, nous nous sommes revus peu à peu, je sentais qu'elle "revenait à moi", qu'elle avait besoin de moi car elle souffrait pas mal et avait besoin de soutien, bien qu'elle ait appris à gerer tous ces problemes seule. le 14 Fevrier, St Valentin, je croyais que nous sortions du tunnel. Nous avons passé une tres bonne soirée (même sans rapports sexuels car elle se disait pas retablie).
Pas retablie effectivement: Le 17 fevrier, une nouvelle échographie de controle revele qu'il reste encore quelque chose dans son uterus, que son taux hormonal n'a pas regressé et qu'il va probablement falloir envisager un curetage (avec les RDV et la nouvelle anesthesie que ca implique...)
Effondrement. Le cauchemard continue. Elle me rejette à nouveau, me dit que cette accumulation fait qu'elle ne ressent plus rien ni desir pour moi (elle en est navrée). Qu'elle prefere qu'on ne se voit plus du tout jusqu'a ce que tout soit vraiment terminé. Que je vive ma vie, en quelques sortes...
Je me sens desemparé.

Dois je l'appeller quand même pour lui signifier mon soutien, mon amour malgré l'adversité qui nous poursuit?
J'ai tellement envie que cette abominable periode trouve une fin et qu'on puisse se retrouver!...
Ou faire confiance au temps et me dire qu'elle m'appellera d'elle même quand tout sera fini?
Avez vous des temoignages similaires pour m'aider? Nous aider?...
Merci à tous d'avance pour vos conseils."


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